mardi 24 mars 2009

La rémunération des dirigeants d’entreprise

Par Véronique Bensaid,

Après les stocks options octroyés hier aux 4 principaux dirigeants de la Société Générale, l’indemnité de départ au PDG de l’équipementier automobile Valéo aujourd’hui, qu’apprendrons-nous demain ?

Qu’il est peut-être temps de moraliser le capitalisme et de poser sereinement la question de la rémunération des dirigeants d’entreprise autrement que par de bonnes paroles ou un code éthique qui n’est jamais respecté. Ne pas remettre en cause la rémunération du risque ne signifie pas l’immobilisme devant l’indécence.

Force est de constater que les nombreux dispositifs législatifs déjà votés restent insuffisants.

La loi de finances 2009 a plafonné le montant des parachutes dorés déductibles du bénéfice imposable à 200.000 euros, la loi sur le revenu du travail a subordonné l’attribution de stocks options aux dirigeants à la mise en œuvre de dispositif d’intéressement ou de participation volontaire ou dérogatoire.


Il ne s’agit plus aujourd’hui d’inciter les dirigeants d’entreprise qui licencient ou qui ont recours aux aides de l’Etat à renoncer à leur bonus sous quelque forme que ce soit, il est peut-être temps de les obliger, par la loi, à avoir un comportement responsable et même, pourquoi pas, exemplaire.