Par Claude LABALUE-BAYLET,
On n’avait pas vu venir la crise. Tous les experts économiques ont été pris de court. Le Professeur Roubini, Professeur à l’Université de New York, et ancien conseiller à la Maison Blanche sous Clinton fut le seul, à ma connaissance, à avoir anticipé la crise en 2006. D’où son nom : « Docteur Doom » , "mauvais présage" en anglais, du fait de ses prévisions pessimistes. Aujourd’hui, de très nombreuses banques sont en faillite... et la récession reconnue n’arrangera rien.
Les régulateurs doivent agir vite... détecter et trier les bonnes banques des mauvaises... et celles qui sont insolvables. Ce fut un des objets de la réunion du récent G20, consacré à une refonte du Capitalisme Mondial.
Plusieurs pistes se font jour, à cet égard.
Devrait-on prévoir une nationalisation temporaire des banques ? Quelque chose comme une «administration judiciaire» ou une forme de copropriété ?
L’Etat devrait-il racheter certaines banques, les assainir, et les revendre, le ménage fait ?... à l’exemple de la Suède en 1990 . Alors que dans le même temps, au Japon, l’Etat a laissé vivre les banques « ombies».
Est-ce à dire qu’on assiste à la faillite du capitalisme?... Peut être... mais que propose t-on réellement ?
Pour paraphraser Churchill, je dirai que le capitalisme est le pire des systèmes, à l’exception des autres...
A mon sens, il n’y a pas d’alternative possible au capitalisme... seule une régulation stricte et rapide s’impose.
Le G20 offre un espoir de sortie de crise... mais de grâce, ne passons pas trop de temps à réfléchir à la nouvelle architecture du système. « Le corps est malade », il réclame des soins rapidement, c’est pourquoi nous devons persister dans la voie des réformes voulues par le Président de la République, initiateur du sommet de G20.
lundi 13 avril 2009
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