mardi 8 janvier 2008

A propos de la prétendue baisse du pouvoir d'achat.

Par Marc d' HERE,


A propos de la prétendue baisse du pouvoir d'achat.

Il n’y a pas d’apparition d’un grave problème de pouvoir d’achat en France aujourd’hui. Certes, on a pu constater une hausse de certains produits comme l’essence, et cela peut créer des difficultés à certaines familles, mais il est inexact de prétendre que l’on constaterait depuis quelque mois une aggravation générale dans ce domaine. Il est vrai que ce thème de la baisse généralisée du pouvoir d’achat, lancé par l’opposition et donc repris avec délectation par les médias, ne peut que trouver un écho dans l’opinion: chacun est prêt à penser et à affirmer qu’il ne gagne pas assez et qu’il souhaiterait pouvoir consommer plus…Et les sondages s’alignent, dans lesquels les Français, sur la suggestion des sondeurs, s’affirment victimes d’une baisse générale, importante et récente de leur pouvoir d’achat ! Cela correspond à une déformation ou une exagération de la réalité.

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Ce qui est vrai c’est que globalement, depuis quelques années, le pouvoir d’achat a subi une certaine stagnation en France, notamment du fait de l’instauration des 35 heures (les entreprises voulant rattraper sur les salaires les coûts supplémentaires provoqués par la réduction du temps de travail) et d’une croissance en panne. Cette question est ancienne, elle a été relevée pendant la campagne électorale par Nicolas Sarkozy (et non par la gauche qui sachant bien quelle était sa responsabilité en la matière, n’a fait qu’emboîter le pas), mais elle ne s’est globalement pas aggravée depuis un an. Au contraire même, les chiffres font état d’une nette amélioration du pouvoir d’achat pour l’année dernière.


Angle complémentaire d’attaque de l’opposition, et donc des médias, sur ce thème : cette perte de pouvoir d’achat est la preuve que Sarkozy, qui s’était présenté comme le candidat du pouvoir d’achat, ne tient pas ses promesses et a échoué! Il faut sur ce point aussi adopter une attitude plus sereine. En rappelant pendant la campagne présidentielle que les Français souffraient depuis plusieurs années d’une stagnation du pouvoir d’achat Nicolas Sarkozy a effectivement promis d’y remédier principalement en appliquant le principe « travailler plus pour gagner plus » et en favorisant la croissance. Il n’a jamais dit qu’il règlerait cette question en 6 mois et jamais prétendu qu’il distribuerait tout à coup un pouvoir d’achat supplémentaire à tout le monde. Depuis son élection, il a, en application de ses promesses de campagne, développé une politique qui va dans le sens de cette augmentation du pouvoir d’achat et qui commence à porter ses fruits :


C’est le paquet fiscal voté cet été et dont l’essentiel ne concerne pas les privilégiés (comme le répète à l’envi les socialistes et le Modem), mais doit profiter principalement aux ouvriers et employés : défiscalisation des heures supplémentaires et augmentation de leur taux (dès le mois d’octobre, premier mois concerné, 40% des entreprises de plus de 20 salariés en ont fait profiter leurs salariés, les fonctionnaires en bénéficient aussi), défiscalisation d’une partie des intérêts d’achat de sa résidence…


C’est la baisse continue du chômage et la création d’emplois qui ont permis à une centaine de milliers de personnes de retrouver un travail depuis l’été dernier et donc d’accroître leur pouvoir d’achat. Et la tendance devrait se poursuivre. Dans le même sens c’est le RSA de Martin Hirsh, facilitant la reprise d’emploi des RMIstes qui est expérimenté.


Ce sont les facilités données aux entreprises qui ne le faisaient pas, de verser une prime de fin d’année.


Ce sont les nouvelles mesures annoncées pour accroître l’intéressement et la participation y compris pour les entreprises de moins de 50 salariés, et l’engagement de lier les limitations de charges pour les entreprises à leur action en faveur du pouvoir d’achat.


Ce sont les négociations entreprises avec les fonctionnaires pour des augmentations ciblées et pour favoriser le rattrapage de ceux (très minoritaires) qui ont vu leur pouvoir d’achat baisser ces dernières années.


C’est ce qui est fait pour développer la croissance, qui atteindra sans doute 2% cette année (1,9% en provisoire et vraisemblablement 2% en définitif), malgré la crise financière et les grèves de novembre, contredisant ainsi les affirmations du PS et des médias…


C’est enfin ce qui est fait avec la loi Chatel pour limiter l’inflation et permettre aux grandes surfaces de baisser leurs prix, ce qui est une autre piste pour augmenter le pouvoir d’achat.


Les choses il est vrai ne sont pas faciles mais les résultats, dans la lutte pour le pouvoir d’achat, seront sans doute davantage visibles d’ici plusieurs mois, même si l’on sait que dans ce domaine il est difficile de convaincre totalement. On a toujours le sentiment qu’on ne gagne pas assez ! Rien n’empêchera l’opposition de continuer à nier les progrès réalisés et de répéter aux Français qu’ils pourront gagner plus –en travaillant moins- s’ils portent les socialistes et leurs alliés au pouvoir… Sera-t-elle entendue ? Rien ne permet, heureusement, de le penser.

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